En Suisse, les Verts en profitent pour vilipender leurs adversaires par une "lettre ouverte" aux électeurs des partis concurrents:
"Depuis vendredi 2 février, vous devriez vous poser des questions sur le programme de l'UDC, parti auquel vous faisiez confiance jusqu'à maintenant. Ce jour-là, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié un rapport sur l'état de notre planète. Un rapport de plus, diriez-vous? Il est vrai que de nombreux rapports ont paru ces dernières années sur le danger imminent du réchauffement climatique dû à l'effet de serre.
Des avertissements que la majorité des gens qui gouvernent la planète et la Suisse n'ont pas pris au sérieux. Dans le cas présent, des milliers de scientifiques du monde entier ont participé à ce nouveau rapport, commandité par l'ONU. Ce n'est pas le rapport d'un groupe d'écologistes ou d'un parti vert mais une véritable synthèse des connaissances scientifiques sur l'état de la planète et la quintessence de tous les travaux des chercheurs.
"
http://www.tdg.ch/tghome/interactif/courrier_des_lecteurs/invite__09_02_.html
En France, les syndicats ne veulent pas être écartés de la question:
"Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat confirme que l’homme est responsable du changement climatique. La société tout entière est interpellée. La CFDT entend prendre ses responsabilités."
http://www.cfdt.fr/actualite/societe/environnement/environnement_0029.htm
Le PCF en appelle (encore) à la révolution:
"Une course de vitesse est engagée. Il n’est pas trop tard pour éviter un changement climatique incontrôlable. Tous les gouvernements et tous les citoyens doivent réagir. Cela implique un changement radical dans la manière de produire, de consommer et de se comporter.
Une révolution politique et culturelle est devenue nécessaire : prendre en compte les conséquences écologiques de notre activité dans les décisions économiques. Bannir les visions à courte vue qui sont celles du capitalisme financier et mondialisé toujours plus avide de profits maximums immédiat pour les actionnaires. Autrement dit bâtir un développement durable et solidaire de la planète."
http://www.pcf.fr/spip.php?article1295
L'UMP en fait une priorité (que ne ferait on pas pour plaire):
"Il n’est pas trop tard. Mais le temps presse, et c’est aux responsables politiques de montrer la voie.En organisant une grande convention sur l’écologie, l’Union pour un Mouvement Populaire, a déjà fait la preuve de son implication sur une question qui n’est plus seulement un sujet parmi les autres.
Plus que dans tous les autres thèmes, les travaux de la convention ont démontré que le changement climatique était désormais l’affaire de chacun : Etat, collectivités locales, entreprises, associations, citoyens. Nous serons tous responsables des évolutions de notre planète."
integralité du texte
Idem au PS bien entendu, où on en profite aussi pour en faire une arme électorale:
"Plus précises et plus pressantes, ces conclusions sont sans appel : la réalité d’un changement climatique provoqué par l’homme se confirme et s’aggrave. Depuis le rapport précédent, de nouveaux bouleversements sont venus renforcer l’alerte, tels l’accélération de la montée du niveau de la mer ou la fonte des glaciers du Groenland.Faute d’action rapide et déterminée pour lutter contre le changement climatique, l’humanité court à la catastrophe. Outre les conséquences humanitaires, les coûts économiques et sociaux pourraient alors être considérables, comme l’a souligné le rapport Stern publié cet automne, les évaluant à quelques 5500 milliards d’euros, soit plus que les deux guerres mondiales réunies.
Devant cette situation, la droite agit avec une légèreté dramatique, démantelant les outils de politiques publiques et se faisant admonester par Bruxelles pour le laxisme de son plan d’allocation des quotas de CO2 aux industriels."
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